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Aspirations et habitudes de vie des jeunes de la région de la Capitale-Nationale - De grandes ambitions scolaires et un intérêt marqué pour les carrières en science et en technologie

Québec, le 30 avril 2009 - Les jeunes de la région de la Capitale-Nationale nourrissent de grandes ambitions à l'égard de leur cheminement scolaire et démontrent un intérêt marqué pour les sciences et la technologie, toutes choses qu'il faudrait chercher à encourager et à exploiter davantage. Ce faisant, la région agirait de façon positive sur la persévérance scolaire et pourrait accroître son taux de diplomation après sept ans, taux qui se situait à 75,3 % en 2007.

Tel est le constat que dressent la Conférence régionale des élus de la Capitale-Nationale et la Direction de santé publique de l'Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale qui ont rendu public, ce matin, le portrait Être jeune aujourd'hui : habitudes de vie et aspirations des jeunes des régions de la Capitale-Nationale, du Saguenay-Lac-Saint-Jean et des Laurentides. Ce document présente les premiers résultats d'une vaste enquête réalisée au printemps 2008 à la demande d'organismes qui ont entrepris de se mobiliser et d'agir en faveur de la persévérance scolaire dans l'une ou l'autre des trois régions concernées. Dans la Capitale-Nationale, 1 420 élèves âgés de 12 à 18 ans et fréquentant un établissement de niveau secondaire, qu'il soit public ou privé, francophone ou anglophone, ont été interrogés.

Une situation encourageante

L'un des premiers constats qui se dégage, c'est qu'environ huit jeunes sur dix souhaitent continuer leurs études au-delà du secondaire. Fait plus intéressant à souligner encore, la proportion des garçons qui désirent se rendre jusqu'à l'université s'élève à 52,1 %, ce qui représente presque 10 points de pourcentage de plus qu'au Saguenay-Lac-Saint-Jean (42,9 %). Du côté des filles, chez qui l'on observe généralement des aspirations scolaires plus élevées que chez leurs camarades masculins, cette proportion atteint 63,8 %. Retenons, enfin, que trois jeunes sur cinq (60,2 %) envisagent poursuivre leurs études dans un domaine lié aux sciences et aux technologies, proportion qui s'avère significativement plus élevée que dans les Laurentides (52,0 %).

L'intérêt que manifestent les jeunes de la région à l'égard de leur vécu scolaire est confirmé par d'autres données. Ainsi, l'enquête révèle que les résultats académiques (38,8 %) et le choix de programme scolaire (24,7 %) arrivent en tête de liste de leurs sujets de préoccupation, bien avant les peines d'amour (13,7 %) et la solitude (9,0 %). Par ailleurs, une majorité de jeunes (61,8 %) ne démontrent pas de comportement négatif envers l'école.

Du côté des habitudes de vie, les résultats montrent qu'une proportion relativement importante de jeunes adoptent des comportements sains qui sont favorables à leur épanouissement personnel, à leur santé, à leur réussite scolaire et à leur insertion sociale. À titre d'exemple, la grande majorité d'entre eux ne fument pas (85,8 %) et ne présentent aucun problème lié à la consommation d'alcool et de drogues (84,5 %).

Des problématiques à documenter

Malgré les données encourageantes recueillies dans le cadre de l'enquête, les organismes impliqués dans l'Entente spécifique pour la persévérance et la réussite scolaires et les cheminements en science et en technologie dans la région de la Capitale-Nationale demeurent perplexes à l'endroit de certains résultats. Ils s'étonnent, notamment, de l'écart considérable observé entre les intentions et la réalité en matière de carrières scientifiques. En effet, malgré l'intérêt manifesté par les jeunes envers celles-ci, seulement 30 % des diplômes décernés au collégial et à l'université sont reliés aux sciences et à la santé dans la région. Les partenaires de l'entente estiment par ailleurs que la région pourrait améliorer son taux de diplomation après sept ans, même s'il est déjà le 2e meilleur au Québec.

Voilà pourquoi ils ont demandé aux chercheurs d'ÉCOBES, qui ont réalisé l'enquête, de mener des analyses plus approfondies sur certaines problématiques bien précises, soit l'engagement scolaire comportemental et le soutien affectif parental - qui constituent deux variables importantes associées au succès dans les études -, ainsi que la poursuite d'une carrière en science et en technologie. Trois monographies seront produites sur ces sujets d'ici l'hiver prochain et permettront de bien identifier les actions à mener en priorité dans ces domaines au cours des prochaines années.

Mieux comprendre pour agir plus efficacement

Comme le rapporte la directrice générale de la Conférence régionale des élus de la Capitale-Nationale, l'enquête vient répondre à l'un des objectifs formulés dans l'entente spécifique qui consiste à mieux comprendre la situation des jeunes. « Ce que nous souhaitons faire, grâce à cette enquête, c'est permettre aux 27 signataires de l'entente de se doter d'une vision commune de ce que vivent et ressentent les jeunes de notre région, explique Mme Josée Tremblay. Il faut se rappeler que notre démarche s'inscrit dans un effort visant à mobiliser les acteurs de tous les milieux, i.e. scolaire, sociosanitaire, municipal et communautaire, afin qu'ils interviennent de façon plus efficace auprès des jeunes. Ultimement, nous voulons réduire, voire prévenir la fréquence de divers comportements et habitudes de vie qui présentent un risque pour leur réussite éducative, leur santé et leur épanouissement. »

« Puisque nous savons qu'une action concertée est porteuse et que les secteurs de l'éducation et de la santé s'unissent aujourd'hui pour mieux connaître le portrait des jeunes de la région, nous sommes fort heureux de cette initiative. Nous avons enrichi notre savoir et, bientôt, nous pourrons agir avec plus de données scientifiques, ce qui renforcera l'efficacité de nos actions, les secteurs de la santé et de l'éducation étant intimement liés en ce qui a trait aux jeunes », estime pour sa part le Docteur François Desbiens, directeur régional de santé publique à l'Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale.

Méthodologie

Quelques précisions, en terminant, sur l'enquête interrégionale dont est issu le portrait Être jeune aujourd'hui. Dans la région de la Capitale-Nationale, le taux de réponse se situe à 51,9 %, 1 420 élèves sur les 2 817 échantillonnés au départ ayant complété le questionnaire. Les participants disposaient de deux périodes de cours pour répondre aux 157 questions qui leur étaient posées. La marge d'erreur est estimée à ± 2,3 % pour une proportion de 30 %.

Il est possible de consulter le portrait en ligne en se rendant sur le site La persévérance ... c'est capital !

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Une fiche d'information présentant les faits saillants du portrait est jointe au communiqué.

Sources

Hélène Lapointe
Conseillère en communication
Conférence régionale des élus de la Capitale-Nationale
Téléphone : 418 529-8475

Pierre Lafleur
Directeur des affaires corporatives et des communications
Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale
Téléphone : 418 525-1452

Renseignements

Josée Tremblay
Directrice générale
Conférence régionale des élus de la Capitale-Nationale
Téléphone : 418 529-8475

Marco Gaudreault
Chercheur
ÉCOBES
Téléphone : 418 881-3895

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